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6 - LE JOURNAL de Dumbéa NOVEMBRE 2000

DOSSIERS

EPURATION
Une station haute-technologie en construction à Koutio-Kouéta

En introduisant pour la première fois en Nouvelle-Calédonie des innovations techniques performantes, la station d'épuration de Koutio-Kouéta en construction sera une vitrine de la technologie de traitement des eaux usées. Dumbéa sera la commune disposant du système d'épuration le plus avancé sur le territoire.




Des procédés de traitement innovants uniques sur le territoire

De nouveaux procédés, qui ont déjà prou-vé leurs performances en métropole, sont intégrés à tou-tes les étapes du traitement de l'eau par la Calédonienne des eaux.

1) Lors du prévôtalement par exemple, le procédé PREPAZUR élimine simultanément les grais-ses, matières solides et sables, contrairement aux techniques classiques qui filtrent séparément et moins efficacement ces éléments.

2) Les bassins "clarificateurs" sont équipés chacun d'un pont-brosse qui, lors du traitement, améliore considérablement l'aération de l'eau. Ce bras équi-pé d'ailettes pivotantes brasse la surface du bassin, introduisant dans l'eau l'oxygène indispensa-ble à la "fermentation" : la dégra-dation biologique est meilleure qu'avec les procédés classiques. De plus, le "racleur de boue", au fond du bassin, est équipé d'une conduite aspirante : en favorisant ainsi une meilleure répartition des boues au fond du bassin, le système améliore la qualité de l'eau en sortie prélevée à la surface.

3) Au bout du processus, le traitement des boues est amélioré par l'acheminement par des bennes en inox. Les problèmes de corrosion et de dégradation des bennes rencontrés ailleurs sont ainsi évités. Toutes les stations d'épuration du territoire fonctionnent bien au delà de leur capacité. Le climat calédonien, favorisant à la dégradation biologique, donne une certaine souplesse dans l'exploitation au-delà des capacités annoncées. Toutefois, le traitement des boues reste directement proportionnel au nombre d'habitants dont les eaux sont traitées, d'où l'importance du choix de la qualité du matériau à cette étape ultime de la filière de traitement. CM

La Nouvelle-Calédonie n'est pas en avance en matière d'épuration. Mis à part Dumbéa, Mont-Dore (Yahoué) et Nouméa, aucune commune ne dispose pour ainsi dire de système d'épuration adapté qui lui soit propre. Les stations existantes fonctionnent bien au-delà de leur capacité déclarée, ce qui induit des rejets dont la qualité de traitement est moins bonne. Mais cela est toujours mieux que pas d'épuration du tout, comme cela se pratique hélas ! dans plu-sieurs communes importantes de l'agglo-mération nouméenne, où les eaux usées sont déversées directement dans la mer.
La croissance rapide de la population dumbéenne a rendu insuffisante la capa-



Neuf mille Dumbéens reliés au réseau d'assainissemen par station d'épuration

Près de neuf mille habitants sont reliés au réseau d'assainissement traité par station d'épuration. Sont concernés la plupart des résidents du sud de Dumbéa, notamment de Koutio et Auteuil jusqu'à la RT1. En revanche, les résidents du secteur de Tonghoué, Giozzi, les Pins, les Pinèdes, de Douvier-Renard ou de Assen-Aida notamment ne sont pas connectés. Sur le nord de la commune, le traitement des eaux usées doit être effectué par un système d'assainissement individuel respectueux de l'environnement. Le système de collecte des eaux pluvieuses étant le plus souvent séparé de la collecte des eaux usées, le raccordement futur à un réseau d'assainissement relié à une station d'épuration est techniquement facilité. De très importants investisse-ments ont été réalisés dans le nord, notamment à Katiramona, pour dévelop-per le réseau de collecte des eaux plu-viales couvert et bétonné. Près d'une centaine de millions par an sont consa-crés à l'extension de ces réseaux par la ville de Dumbéa. CM

cité de la station existante, prévue pour traiter les eaux de 6 000 habitants, mais dont une partie seule est dotée d'un clarificateur. L'ouverture du lycée de Koutio et le dévelop-pement rapide de l'urbanisation ont rendu nécessaire la construction d'une nouvelle station. La ville de Dumbéa est maître d'ou-vrage de cette nouvelle station, dont la maîtrise d'ouvrage déléguée est confiée à la Calédonienne des eaux et la maîtrise d'œuvre à Soproner. La Calédonienne des eaux assure le financement de l'opération conformément à la concession accordée par la commune.

Pour la première fois
en Nouvelle-Calédonie

La capacité de la station sera en avance sur la croissance de la population

La station en construction est prévue pour traiter les eaux usées de 12 500 habi-tants. Aujourd'hui, près de 9 000 habitants sont reliés au réseau d'épuration dont la capacité totale dépassera les besoins actuels afin de prendre en compte l'accroissement prévisible de la population à desservir. La station pourra intégrer les rejets du futur centre urbain de Koutio, des lotissements FSH à venir des Jacarandas 2, des Palmiers 1, 2, et 3 ou encore des lotissements comme celui de Kouéta baie. Au-delà de la première tranche ferme, une extension pour 12 500 habitants est déjà conçue pour accueillir les développements ultérieurs de Dumbéa, dont la localisation définitive n'est pas arrêtée.

La Calédonienne des eaux entend bien faire de cette nouvelle station une vitrine de la technologie de pointe utilisée en matière d'épuration. Elle pourra ainsi démontrer l'efficacité des innovations techniques introduites, notamment auprès des services techniques de la ville de Nouméa. L'ensemble de ces procédés permet un traitement plus rapide et plus performant des eaux usées (voir encadré). CM

 

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