Journée du patrimoine à Dumbéa
La Journée du patrimoine à Dumbéa a remporté un franc succès. Elle a été organisée par l'Association Centre Culture Loisirs en partenariat avec la Province sud et l'association "Dumbéa Tourisme".



Plus de 120 personnes sont venues, au matin du dimanche 17 septembre, autour du Point I installé au parc Fayard afin de découvrir le passé dumbéen. Les visiteurs ont été accueillis par Marie-Anne Lefebvre, présidente de l'ACCL, par Reine Chenot, Angélita Gavin, responsable du bureau d'information touristique, par plusieurs membres de l'ACCL et par l'Association des personnes âgées. Les hôtes étaient habillés en costumes du début du siècle. Après une évocation de l'histoire de notre commune créée en 1868, le par-cours de la visite en bus a été présenté à l'aide de panneaux, de photos et de documents.
Les voyageurs dans le temps ont ainsi pu découvrir les vestiges du passé communal, notamment dans la plaine de Koé avec les rhumeries et le four à chaux. Le temps d'un clin d'œil à ces hommes de cœur qu'étaient Numa Joubert, Paul Duboise, Evenor de Greslan, Jean et Victor Fayard, Adolphe Boutan et les bus se sont dirigés vers d'autres sites historiques comme la ligne de chemin de fer, les mines de charbon où le minerai de nickel fut découvert par Garnier, les ponts sur la Dumbéa et la piste d'aviation Charles de Verneil à Nondoué d'où s'est envolé Henri Martinet pour son raid vers la métropole. La visite n'aurait pas été complète sans l'évocation de la présence américaine avec la 9e Station Hospital.
RJ
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QUELQUES
LA RHUMERIE DUBOISÉ-DE GRESLAN
Les vestiges de l'usine Duboisé De Greslan, que l'on appelait la "sucrerie" ou la "rhumerie de Nimba", sont situés après le pont noir, à droite, sur 300 m, en contrebas de la chaussée. Se trouve en premier lieu la résidence puis, dans sa cour de côté, le jardin d'essai. En effet les deux compagnons étaient férus d'agriculture et y étudiaient le rendement de diverses espèces de cannes.
Dates historiques
- Février 1864 : arrivée de M. Paul Duboisé de la Réunion.
- 1865 : arrivée de M. De Greslan de la Réunion. Paul Duboisé et Evenor De Greslan ont bénéficié de la prime de 500 ha de terres offerte par le gouvernement aux deux premiers colons.
- Entre 1865 et 1868 : Paul Duboisé et Evenor De Greslan construisent une grande maison de type colonial.
- Janvier 1871 : l'usine est opérationnelle. L'usine fera de 700 à 800 tonneaux de sucre par campagne (année).
- 1875 : fin de l'activité de la sucrerie suite à la baisse du cours du sucre et aux sauterelles.
LA RHUMERIE JOUBERT-CLAIN
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Située dans la première plaine de Koé, à l'emplace-ment de cette usine se trouvait la ferme de Numa Joubert qu'il avait montée avec son fils Ferdinand. Ils y montèrent une petite usine rudi-mentaire avant leur association avec un authentique sucrier, M. Gustave Clain. Cette sucrerie fonctionnait avec des moulins à eau, dont la Dumbéa fournissait l'énergie. Les ouvriers venaient de l'île Bourbon. Aujourd'hui, il en reste des ruines. Mais aussi un grand bâtiment à étage en dur qui servait d'entrepôt.
Dates historiques
- 4 septembre 1865 : la sucrerie de Numa Joubert fonctionne.
- Début 1866 : Numa Joubert et son fils Ferdinand produisirent un peu de "vesou".
- 1866 : Numa Joubert monte l'usine à sucre en association avec Gustave Clain un authentique sucrier venu de l'île Bourbon. M. Clain, offrit sa propre usine à importer et à réinstaller.
- 8 mars 1868 : mort de Gustave Clain trois mois avant l'octroi de la prime de 500 ha de terre offerte par le gouvernement aux deux premiers colons. Entre- temps, Numa Joubert est retourné se fixer en Australie. Et c'est son fils Ferdinand qui prend la suite.
- Mai 1874 : fermeture de la sucrerie Joubert-Clain.
LE FOUR A CHAUX "NUSBAUM"
Bâtiment de l'épo-que de l'administra-tion pénitentiaire situé au couvoir de Koé, sur la route du barrage. C'est un étonnant moyen technologique d'époque pour la production locale de ciment artificiel servant d'enduit dans la maçonnerie. Le four à chaux au charbon était chauffé par un foyer latéral. La marche du four était continue. Se fabriquait ainsi à la fois de la chaux vive et du gaz carbonique.
LE PONT DU CHEMIN DE FER KOGHI
Sur le colline très faisant partie de l'ancienne concession Joubert coule un petit ruisseau la Ouanaouée. En remontant ce petit ruisseau, on découvre noyé dans la verdure un petit pont métallique en forme de U réservé au train de Nouméa. Il est situé entre l'ermitage et le col de Tonghoué. Dates historiques
- Entre 1901- 1904 : début des travaux de la voie de chemin de fer.
- Fin de 1904 : premier tronçon Nouméa/Dumbéa.
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